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Le Perche, terre d'émigration
vers le Québec au XVIIe siècle
Le Perche, terre d'émigration vers le Québec au XVIIe siècle

Pierre Fournier dit Vendôme (1716 Fontaine-Raoul - 1783 Montmagny)

     


par Jean-François Loiseau
publié le 21 avril 2023

Pierre Fournier, fils de Guillaume Fournier et Jeanne Poirier, est baptisé le 5 décembre 1716 en la paroisse Saint-Marc de Fontaine-Raoul[1], une commune du Perche Vendômois située dans le département du Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire (France).

Il est le benjamin d'une fratrie de huit enfants nés entre 1699 et 1716. Ses parents se sont mariés le 21 juillet 1698 dans la paroisse voisine de Chauvigny-du-Perche (Loir-et-Cher) où leurs six premiers enfants seront baptisés. Leur fils Charles est le premier à être baptisé à Fontaine-Raoul le 14 janvier 1715, suivi l'année suivante par le futur pionnier Pierre.

Acte de baptême de Pierre Fournier daté du 5 décembre 1716 - registre paroissial de Fontaine-Raoul
source: archives départementales du Loir-et-Cher
Agé de 22 ans, Pierre Fournier rejoint en 1739 la Nouvelle-France à bord du navire Le Rubis comme soldat des Troupes de la Marine au sein de la compagnie de Fonville[2]. Ces troupes de fusiliers marins assuraient la défense de la Nouvelle-France.

Ceci est attesté par une citation du 12 août 1739 dans le registre d'admission des malades de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Québec : « Nouvelles levées de 1739 - Pierre Fournier âgé de 20 ans de Vandomme » ; puis les 15 juillet 1740 et 4 mars 1748 comme soldat de la compagnie Fonville[3].
Agé de 22 ans, Pierre Fournier rejoint en 1739 la Nouvelle-France à bord du navire Le Rubis comme soldat des Troupes de la Marine au sein de la compagnie de Fonville[2].

Ceci est attesté par une citation du 12 août 1739 dans le registre d'admission des malades de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Québec : « Nouvelles levées de 1739 - Pierre Fournier âgé de 20 ans de Vandomme » ; puis les 15 juillet 1740 et 4 mars 1748 comme soldat de la compagnie Fonville[3].
Pierre Fournier épouse Françoise Couture, fille de Guillaume et Marie Anne Adam, le 5 février 1743 à Saint-Etienne de Beaumont[4]. Sur l'acte, Pierre Fournier est dit « fils de feu Guillaume Fournier et de Madeleine Poirier ses père et mère de la paroisse de St Martin Evêché de Blois[5] » .

Le couple donne naissance à douze enfants entre 1744 et 1767 dont six (deux fils et quatre filles) assureront la descendance[6] :
• Marie-Françoise, née le 24 juin 1744 à Saint-Etienne de Beaumont, mariée avec Eustache Sylvestre le 9 janvier 1764 Saint-Thomas de Montmagny, décédée le 3 juin 1807 à Cap-Saint-Ignace ;
• Thérèse, née le 24 février 1750 à Saint-Thomas de Montmagny, mariée avec Abraham Boulay le 15 février 1773 à Saint-Thomas de Montmagny, décédée le 14 novembre 1831 à Cap-Saint-Ignace ;
• Louis, né le 27 janvier 1758 à Saint-Thomas de Montmagny, marié avec Marguerite Ursule Thibault le 21 novembre 1780 à Saint-Thomas de Montmagny, décédé le 28 février 1805 à Saint-Thomas de Montmagny ;
• Pierre, né le 27 février 1760 à Saint-Thomas de Montmagny, marié avec Marie Louise Huard le 9 août 1785 à Saint-Thomas de Montmagny, décédé le 13 juillet 1820 à Saint-Thomas de Montmagny ;
• Marie Rogère, née le 26 décembre 1761 à Saint-Thomas de Montmagny, mariée avec Pierre Bélanger le 9 novembre 1779 à Saint-Thomas de Montmagny, décédée le 25 juin 1847 à Notre-Dame-du-Rosaire de Saint-Hyacinthe ;
• Claire Françoise, née le 13 septembre 1767 à Saint-Thomas de Montmagny, mariée avec Louis Roger Thibault le 11 janvier 1785 à Saint-Thomas de Montmagny, décédée le 6 avril 1842 à Saint-Thomas de Montmagny.
Acte de mariage de Pierre Fournier et Françoise Couture à Saint-Etienne-de-Beaumont daté du 5 février 1743
© FamilySearch

Acte de décès de Pierre Fournier à Saint-Thomas de Montmagny daté du 18 avril 1783
© FamilySearch
En 1749, Pierre Fournier est engagé par Louis Couillard, troisième seigneur de ce nom, de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, pour s’occuper du moulin banal de Saint-Thomas de Montmagny, où Pierre et Françoise s’établirent à vie. Cultivateur, défricheur, Pierre Fournier devient propriétaire de deux terres en 1757 puis d'une troisième en 1767[2].

Il décède le 17 avril 1783 à Saint-Thomas de Montmagny à l'âge de 66 ans. Il y est inhumé le lendemain[7]. Huit années plus tard, c'est dans cette même paroisse que le 17 juillet 1791 son épouse Françoise Couture s'éteint.
En 1749, Pierre Fournier est engagé par Louis Couillard, troisième seigneur de ce nom, de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, pour s’occuper du moulin banal de Saint-Thomas de Montmagny, où Pierre et Françoise s’établirent à vie. Cultivateur, défricheur, Pierre Fournier devient propriétaire de deux terres en 1757 puis d'une troisième en 1767[2].

Il décède le 17 avril 1783 à Saint-Thomas de Montmagny à l'âge de 66 ans. Il y est inhumé le lendemain[7]. Huit années plus tard, c'est dans cette même paroisse que le 17 juillet 1791 son épouse Françoise Couture s'éteint.

Acte de décès de Pierre Fournier à Saint-Thomas de Montmagny daté du 18 avril 1783
© FamilySearch
sources
[1] Fichier Origine. (s.d.). https://www.fichierorigine.com/
[2] L'Association des Fournier d'Amérique. https://association-fournier.com/pierre-fournier/
[3] Fournier, M., Monarque, G., Ritchot, D., & Programme de recherche en démographie historique. (2005). Registre journalier des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Société de recherche historique Archiv-Histo. https://www.archiv-histo.com/web_assets/publications/OutilsRecherche/1689-1760_Registre_journalier_des_malades_de_l'Hotel-Dieu_de_Quebec.pdf
[4] ancestry. Registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec (Collection Drouin), 1621 à 1968. https://www.ancestry.ca/cs/drouin
[5] FamilySearch. Acte de mariage de Pierre Fournier et Françoise Couture daté du 5 février 1743 à Saint-Etienne-de-Beaumont. https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QSQ-G9MB-LJWM?i=675&wc=HCCD-HZ9%3A20277201%2C20277202%2C20381201
[6] PRDH - Programme de recherche en démographie historique. Généalogie canadienne-française du Québec. (s. d.). https://www.prdh-igd.com/
[7] FamilySearch. Acte de décès de Pierre Fournier daté du 18 avril 1783 à Saint-Thomas de Montmagny. https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QS7-899M-B4QM?i=1058&wc=HC2X-7M9%3A16385601%2C16385602%2C13699801

Les Fournier du Québec

Fournier

Le Québec, une histoire de famille
© La Boîte à Histoire Inc.

Armoiries de l’Association des Fournier d’Amérique

En 2005, on compte 12 200 Fournier au Québec, ce qui en fait le 26e patronyme en importance. Pas moins de 41 personnes portant le patronyme Fournier ont migré de France vers le Québec du XVIIe au XIXe siècles. Parmi ceux-ci, 12 ont laissé une descendance jusqu’à nos jours dont deux percherons :
• Le percheron Guillaume Fournier est le premier à rejoindre la Nouvelle-France. Guillaume Fournier et son épouse Françoise Hébert laissent la descendance la plus nombreuse portant le patronyme Fournier en Amérique.
• Nicolas Fournier (Saint-Étienne des Marans, Charente-Maritime) et Marie Hubert laissent la deuxième plus importante descendance.
• Antoine Fournier dit Préfontaine (Beaumont-les-Nonains, Oise) et Marie Roncerey laissent une descendance qui porte tantôt le patronyme Fournier et tantôt celui de Préfontaine à partir de 1800.
• Pierre Fournier de Belleval (Sainte-Catherine d’Orléans) et Marie Ancellin laissent une descendance jusqu’à nos jours qui porte surtout le patronyme Belval à compter de 1850.
• Liévain (Lyvrain) Fournier (Maurage, près de Mons en Hainault en Belgique) se marie le 6 avril 1728, avec Marie-Suzanne Fauteux, à Pointe aux Trembles de Neuville. Leurs descendants portent d’abord le patronyme Fournier, celui de Liévain-Fournier, puis Clément, et ensuite Guévin ou Guérin.
• Le second percheron Pierre Fournier dit Vendôme (Fontaine-Raoul, Loir-et-Cher) arrive en 1739. Il se marie avec Françoise Couture le 5 février 1743 à Beaumont. Ils laissent une importante descendance jusqu’à nos jours.
• Eméry Amiens/Fournier dit Larose (Sainte-Madeleine de Besançon, Le Doubs) prend le patronyme de sa mère en arrivant en Nouvelle-France. Il se marie le 14 février 1757 avec Marguerite Guénet à Québec. Ils laissent une descendance qui porta, à partir des années 1800, autant le patronyme Fournier que celui de Larose.
• Joseph Fournier dit Ladouceur (Lieffrans, Haute-Saône) se marie avec Françoise Carlos le 26 janvier 1761 à Cap-Saint-Ignace.
• Augustin Fournier dit La Grenade (Rouvre-la Chétive, Les Vosges) se marie avec Thérèse Demers à Chambly le 24 novembre 1760.
• Claude Fournier dit L’Esprit (Pont Saint-Esprit, Le Gard) se marie avec Marie-Anne Besset le 30 juin 1772,à Chambly.
• Étienne Fournier et son épouse Denise De Bron (Lyon, Rhône) arrivent au Québec vers 1785 avec au moins deux jeunes enfants.
• Laurent-Louis Fournier naît en France en 1818. Il épouse vers 1845 Mathilde Hutton, une écossaise.

328 émigrants percherons

partis en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles.
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